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27 mai 2010

Les canadiens sont «out»

Il me fallait une nouvelle et candide réflexion afin de me remettre à dépoussiérer mon blogue après ces playoffs monopolisant de la LNH. Alors en vu du film The Expendables, voici un pot-pourri d'images du cinéma des années 80 qui ont marquées mon imaginaire durant ma tendre innocence:

Bloodsport, 1988
Probablement mon meilleur film de karaté/kung fu/style weird. Un incontournable
supporté d'une trame sonore innespérée. Non mais regardez-lui les «totons»!


Back to the Future, 1985
J'aimais bien le film, mais mon imaginaire fut d'avantage marqué par l'affiche.


Robocop, 1987
Quel petit garçon des années 80 peut dire aujourd'hui qu'il n'a jamais aimé Robocop?


Bar routier (comme j'osais le nommer à l'époque), 1989
J'ai probablement écouté ce film 100 fois. Ai-je besoin d'en dire plus?


Danse lascive, 1987
Le defunt Patrick Swayze a franchement marqué les années 80. J'aime la danse
et comme tout le monde, j'aime bien le romantisme. Il était le best dans ce film.


Terminator 2, 1991
O.K., je triche un peu, mais je peux dire que ce film est le dernier qui ait réellement mit un
terme à cette vague de cinéma qui m'a tant marqué.


Youngblood, 1986
Les belles fesses de Rob Lowe (gay). Comment ne pas être marqué! Mon classique de hockey
pas vraiment bon de ce golden age que sont les années 80.


Rambo 2, 1985
Stallone était en feu cette année là, avec Rambo 2, ainsi que Rocky IV. Ces images
ne peuvent faire autrement que de marquer l'imaginaire d'un jeune garçon vulnérable.


Blade Runner, 1982
Sans doute le long métrage de ces années que j'admire le plus aujourd'hui.


Ferris Bueller Days Off, 1986
J'aurais pu insérer The Breakfast Club, ainsi que Weird Science, mais j'ai écouté, et réécouté,
et réécouté, et réécouté ce film tant de fois, qu'il m'est impossible d'aller voir ailleurs.
Adorable ce Matthew Broderick!


Rocky IV, 1985
Définitivement mon meilleur film d'enfance. J'ai sincèrement vu et revu la scène du training
et du combat pas moins de 200 fois.


Big Trouble in Little China, 1986
Je ne peux passer à côté de John Carpenter, et surtout pas de ce chef d'oeuvre. C'est sans aucun doute mon film fétiche.


J'avais dans l'idée d'écrire un billet sur la guerre au cinéma, mais je ne savais trop quoi dire d'intéressant et ça demande un peu plus de réfléxion. J'avais besoin de me dégourdir les pattes, tout simplement. Donc prochainement, je déblatérerai sans prévenir au sujet de productions telles The Grave of the Fireflies, Apocalypse Now!, Hiroshima mon amour, Full Metal Jacket, The Great Escape, Rambo, The Empire of the Sun, The Deer Hunter, Nuit et brouillard, Star Wars, Terminator, Band of Brothers et tenterai de soulever ce en quoi ils diffèrent en excluant leur étiquette (animation, mini-série, long métrage, documentaire etc.).

24 mars 2010

Comment ne pas avoir hâte?

Devrait sortir le 13 août 2010
dans nos salles.


Voici une affiche qui se veut fromagée, mais pleinement assumée! Comment ne pas avoir hâte à la sortie d'un tel fantasme? J'ai 26 ans, donc j'ai grandi dans la vague des films d'actions des années 80 où le 3D n'existait pas: Des explosions à n'en plus finir avec des hommes en bédaine sautant et hurlant pour leur survie, un scénario simple où il est permis de prendre une pause de vie, des acteurs boostés aux stéroïdes et imperméables aux balles, des quotes ampoulées qu'un homme moyen n'a jamais l'occasion d'utiliser dans un contexte réaliste, etc. etc. etc.

Bref, c'est simple, c'est du bonbon: Choose your weapon!

14 février 2010

Maîtriser l'art pour la redéfinir?


Revanche, 2008
Réalisé et écrit pas Götz Spielmann
Autriche


"The kind of taut, thinking adult's drama that America stopped producing 30 years ago."
- Darren Hughes, Longpauses.com


Revanche offre une optique intéressante: Un titre qui en dit long sur le récit, mais qui selon une revue de Rodney Perkins, apparaît plutôt comme un pivot et un prétexte afin de mieux surprendre l'auditoire. Par le biais du thème de la revanche, Spielmann gravite autour de cedit sujet afin de mieux développer sur celui de l'amour, de la perte et des liens. Je dois dire que c'est une optique qui me parle énormément et je suis plutôt hâtif d'entreprendre le visonnement.

Robert McKee prône la maîtrise de la forme classique avant l'audace de pouvoir la remodeler. Si, par exemple, on tente d'élaborer une histoire de l'Ouest américain pendant la colonisation, il suggère excessivement la capacité de pondre une histoire en utilisant les principes et les thèmes du genre connexes à cet événement - le Western - afin de bien guider la plume durant le processus d'écriture. Mais qui a dit qu'il fallait adhérer à cette idéologie catégoriquement, sans rouspéter?

Je ne peux toutefois développer d'avantage sur ce scénariste/réalisateur afin de vous démontrer s'il est ou non un maître de la forme classique. Il serait par contre très intéressant de décortiquer l'oeuvre de Spielmann afin de savoir s'il dément l'idée de Robert McKee. J'ai une petite intuition qu'il y a exception qui confirme la règle ici.

31 janvier 2010

The Band of Brothers sequel (kind of)

The Pacific, Première télévisée le 14 mars 2010


Je me suis procuré la mini-série Band of Brothers avant la fin de semaine. Je n'ai pas besoin de spécifier à quel point je me suis à nouveau gavé de cette production. Fortement manipulatrice, cette épopée de dix heures vous trucide le coeur sans passé par quatres chemins. Malheureusement, malgré le plaisir addictif que crée cette chose, on ne peut qu'être désolé de la voir prendre fin si rapidement.

Et voilà qu'on me dit (je sais, je suis retardé) que The Pacific, une sorte de suite si vous le voulez, est déjà terminé dont la première télévisée sera diffusée le 14 mars 2010. Bien entendu, nous ne retrouverons pas ces chers Perconte, Lipton, «Gonhoré», Malarkey, Winters, Speirs et compagnie, avec qui nous avons développé et tissé des liens colossaux (bin pourquoi pas hen?).

Saura-t-elle nous toucher comme sa précédente? Il ne nous reste plus qu'à espérer, mais je demeurerai parmi les sceptiques.

28 janvier 2010

A Serious Man - Frères Coen


A Serious Man, 2009
Réalisé et écrit par Joel et Ethan Coen

24 janvier 2010

Gegen Die Wand

Gegen Die Wand (Head On), 2004
Réalisé et écrit par Fatih Akin
Allemagne


En référence à ma bénine et précipitée revue des années 2000 ci-dessous, je pourrais maintenant introduire Head On à ce top 5. Pour en ravir quelle position? Très possiblement la première place! Pourquoi? Je résumerai mon visionnement avec quelques adjectifs: Fort, sensible, prenant, déroutant, affligeant, plausible, radieux, assomant, intemporel, captivant, complet et enfin, immensément satisfaisant. Je vous laisse même le loisir d'ajouter un «ultimement» devant chacun de ces termes.

Ce long métrage de Fatih Akin cingle avec une telle puissance dès la 15ième minute qu'il est sincèrement impensable de s'en remettre avant la fin, du moins, on l'espère. Bonheur, il livre la marchandise! Quoi de plus? Il continue, par son timing plus qu'adéquat, de nous renverser par ses climax dictants et inconcevables. Et malheur (ou bonheur?)! Le climax final se réveille... C'est un art que de terminer son film de LA bonne façon. Akin m'avait démontré plus tôt cette semaine qu'il possédait les moyens d'achever une oeuvre d'une indubitable façon avec un long-métrage plus récent, The Edge of Heaven, malgré une globalité quelque peu imparfaite. Et voilà qu'il me confirme qu'il dispose sincèrement de cette faculté rare: Il sait exactement comment mettre un point final à une histoire imposante. C'est sincèrement l'une de mes plus belles expériences de cinéma à vie et surtout ma plus belle découverte depuis excessivement longtemps.

Gegen Die Wand est un écrit complet, mais aussi une fine et précise réalisation. J'essaie tant bien que mal de mettre des mots sur mon appréciation, qu'aussitôt je suis épris d'attaques de frissons. Le simple fait de revoir ces moments dans ma tête me boulverse instantanément. Head On, de ses bras puissants et violents, vous berce tendrement pendant 120 minutes vous expliquant clairement ce que peut être la vie entre deux âmes auto-destructeurs qui se joignent spontanément, inconséquement. La complexité de ces êtres perdus vous est finement peinturée et vous serez sans doute, je l'espère du moins, chaviré par cette douce et déchirante balade.

Ceux comme moi qui ont pu développer au fil des ans un oeil un peu plus critique face au cinéma seront d'accord pour dire qu'il est plus que plaisant d'annexer une note à un film. Je donnerai donc un 11/10 à Head On. Ah oui? Vraiment? Bin ouais!

Fin.

18 décembre 2009

Petite revue de la décennie

En ordre de préférence:

Cidade de Deus (Cité de Dieu), 2002
Réalisé par Fernando Meirelles
Screenplay par Bràulio Mantovani



History of Violence, 2005
Réalisé par David Cronenberg
Screenplay par Josh Olson


Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom (Printemps, été, automne, hiver et printemps), 2003
Réalisé par Ki-Duk Kim
Screenplay par Ki-Duk Kim


Wall-e, 2008
Réalisé par Andrew Stanton
Screenplay par Andrew Stanton et Jim Reardon


Sugar, 2008
Réalisé par Anna Boden et Ryan Fleck
Screenplay par Anna Boden et Ryan Fleck


J'aurais peut-être ajouté Watchmen si j'avais fait un top 10 car il se trouve que c'est sans aucun doute la plus fidèle et respectueuse adaptation d'une nouvelle graphique jamais produite au grand écran. Je n'ai malheureusement pas vu le dernier cut qui doit durer environ 4 heures. À ce qu'il paraît, ils ont ajouté les séquences très profondes du lecteur de la bande-dessinée à la boutique de journaux. Bref, le film rend hommage à la grande oeuvre de d'Alan Moore.

J'ai aussi songé à No Country for Old Men, mais il fut devancé de peu par mes choix ci-haut. Et non, il n'y a pas de Inglourious Basterds, ni de Entre les murs, ni de Polytechnique, ni de The Wrestler et ni de The Dark Knight. Tous des films surestimés si vous voulez mon avis. Par contre, j'aurais sans doute donné une seconde chance à In the Mood for Love de Kar Wai Wong.

Pour les animations, nous avons eu de quoi nous nourrir durant cette streak: Spirited Away, Ponyo on the Cliff by the Sea, Up, The Incredibles, Cars, Waltz with Bashir et le surprenant et démesuré Steamboy. Il en convient qu'il me fut difficile de trancher dans cette ardoise.

D'autres films tels Royal Tenenbaum et Punch Drunk Love auraient sans aucun doute figurés parmi le top 10. Pour la trame de documentaires, Grizzly Man part en tête de liste simplement parce que je n'ai pas écouté tant de films de ce genre. Des travaux tels Encounters at the End of the World, Man on Wire, Standard Operating Procedure sont passés sous mon nez sans aucune réaction de ma part. Children of Men, High Fidelity et Lost in Translation furent de bonnes surprises. Le doublé de Quentin Tarantino (la saga Kill Bill) ainsi que l'épuré mais sincèrement efficace et tight Death Proof m'ont aussi fait quelque peu songer.

La décennie fut très longue. J'ai très certainement loupé plusieurs excellents films. Je pense à Apichatpong Weerasethakul qui est considéré comme l'un des plus surprenants réalisateurs de ces dix dernières années dont j'ai simplement vu Tropical Malady. J'ai manqué quelques métrages de la part des réalisateurs comme Lars Von Trier, Ramin Bahrani, Werner Herzog et Clint Eastwood. J'essaierai d'être plus attentif dans les prochaines dix années. Voilà une bonne résolution pour le nouvel an.

17 décembre 2009

Le syndrôme de la page blanche

Barton Fink, 1991
Réalisé par Joel Cohen
Écrit par les frères



Quoi de mieux pour représenter un tel syndrôme que par ce chef d'oeuvre narratif? Récipiendaire de trois prix au Festival de Cannes de 91, ce film figure parmi mes plus grands canons cinématographiques (peut-être même le plus grand?). Par son scénario qui défit encore aujourd'hui la plume des plus grands auteurs et constitué d'un duo d'acteur profondément complémentaire, Joel et Ethan Coen s'emparent entièrement de notre esprit pendant ce court 115 minutes.

L'histoire débute sous une forme narrative dite classique présentant un unique protagoniste, Barton Fink, en quête de l'accomplissement professionnel. Ensuite, Fink percute rapidement le mur du vide inspirationnel et le spectateur se retrouve dès lors très profondément encré dans son esprit telle le suggère la forme minimaliste. Enfin, s'enchaîne une déformation de la réalité, très typique du anti-plot.

Très peu de films remarquables - voire aucun - ne peuvent stipuler être appuyé d'un scénario aussi riche et si délicieusement ficelé en s'abreuvant à la source de chacune des pointes du triangle narratif. Après plusieurs écoutes, Barton Fink réussi toujours d'une façon particulière à me surprendre et à me faire revivre cette expérience toujours aussi imposante.

27 novembre 2009

Hitchcock et Bauhaus

North by Northwest, 1959
Réalisé par Alfred Hitchcock


Ceci est un shot tiré du métrage North by Northwest de notre désolé Alfred Hitchcock. Je m'incline devant sa tombe!

16 novembre 2009

Affichage

Empire of the Sun, 1987
Réalisé par Steven Spielberg
Screenplay par Tom Stoppard


J'ai un peu l'esprit dans l'affichage depuis samedi grâce à l'événement ExpoZine.

L'événement en soi n'était pas trop mal. Beaucoup d'amateurisme par contre, donc très peu de présentations remarquables. Ah, aussi! Il faisait vraiment chaud et ça puait le «swing».

12 novembre 2009

Le subtext: la magie opère vraiment!

Sugar, 2009
réalisé et écrit pas Anna Boden et Ryan Fleck


Comment déterminer quel film est mauvais ou non? Tout le monde peut répondre à cette question: Une belle réalisation, de bons acteurs, une histoire plaisante, des images délicieuses etc. C'est subjectif et malgré qu'il y ai un certains concensus sur la qualité d'un film, l'important demeure l'intérêt et la réaction que nous avons devant une projection. Mais ceux qui ont appris à écrire un bon screenplay savent qu'une histoire intense ne se résume pas à quelques scènes fracassantes ici et là souportées de juteux dialogues. Il en faut bien plus, sinon, nous tombons dans le simple spectacle. C'est peut-être déjà pas mal, mais il est possible de faire encore mieux.

Je m'arrêterai sur un élément qui me parle particulièrement et que beaucoup d'auteurs semblent oublier. Ou du moins, ils ne semblent pas y porter trop attention: le sous-texte. Cette portion d'un ouvrage de 150 pages est le lien entre trois éléments d'une production: la réalisation, le scénario et le casting. En d'autres termes, un film avec des personnages vraisemblables et particulièrement profonds, c'est le résultat de bons sous-textes épaulés d'un montage logique, de plans de caméra adéquats et de jeux d'acteurs précis.

Les Boden et Fleck oeuvrent maintenant depuis 2002 (leur premier short). Ils ont cette force particulière d'ajouter une profondeure additionnelle à leurs travaux. Ils savent écrire, réaliser et surtout guider leurs acteurs. Sugar et Half Nelson, leurs derniers métrages, proposent deux protagonistes aux dimensions multiples. En prime abord, dans Half Nelson, Dan Dunne,

Half Nelson, 2006
réalisé et écrit pas Anna Boden et Ryan Fleck


interprété par le talentueux technicien Ryan Gosling, est un jeune professeur blanc au volant d'une classe du secondaire d'une école pour noirs et hispaniques. Ayant le tout parfait contrôle de sa troupe par son énergie captivante et son intelligence évidente, il éprouve contre toute attente un problème de contrôle impreingé fortement en lui. Conséquemment, c'est sur cet aspect que Anna Boden et Ryan Fleck oeuvrent d'une si magnifique façon. Les scènes les plus délectables sont celles où Ryan Gosling joue son jeu. Ce comédien a cette façon de nous amener avec lui dans son univers intérieur. Ses conflits intérieurs, personnels et extra-personnels sont magnifiquement performés. Il n'a besoin que d'un regard, d'un soupir, d'un simple geste pour nous indiquer exactement là où il en est. Immersif!

Ensuite, pour ce qui est de Sugar, c'est sur un désir inconscient du protagoniste que nos deux auteurs/réalisateurs développeront cette même dimension. Ce sont encore une fois les gestes, les actions et les réactions du personnage principal, Miguel 'Sugar' Santos, interpété par Algenis Perez Soto, qui nous amène à entrer en relation très intime avec lui. Le fait que le personnage évolue dans un contexte exotique, ce qui entraine une incapacité à bien communiquer avec autrui, laisse beaucoup de place au «non-dit». Conséquemment, le beat et l'intrigue se construisent par l'entremises de ces instants. Le rythme est intéressant et nous tient en haleine d'une douce façon. Immersif!

Bref, dans la vie, il est souvent difficile de comprendre ce que quelqu'un a en tête lorsqu'il ne parle pas, mais il est possible de mettre des mots sur les mimiques. Parfois, les tics nous révèlent la solution. Mais plus souvent qu'à son tour, nous nous trompons. Le cinéma est avant tout une vulgarisation d'un événement complexe qui, dans la vie de tout les jours, serait floué par une réalité spacio-temporelle - d'autres facteurs complexifieraient aussi l'événement - impropre à la cinématographie. Les auteurs de Sugar et Half Nelson nous font vivre des événements compliqués par le biais du «non-dit» d'une façon simple et épurée. Ce sont sincèrement mes révélations de l'année. De minucieux et très talentueux réalisateurs.

02 novembre 2009

L'intention devant l'attention

The Paper Soldier
illustration de Sam Weber
sampaints.com


Une vive discussion prit lieu au courant de ma soirée d'hier. Ce moment animé par Adam Bergeron (voir mes liens), Jason Béliveau (auteur du blogue Cinéphagie) et moi-même, prit une tournure particulière. Nous traitions de la notion de la position du spectateur face à l'oeuvre et de l'intention de l'artiste derrière elle. Qu'on parle de minimalisme, de performance ou d'abstraction, il est primordial de se mettre dans la peau de l'artiste pour bien comprendre l'âme d'une oeuvre et l'enjeu d'une telle action. Sinon, on passe à côté de la track.

Il y va de même pour le cinéma. Par exemple, beaucoup de critique au Québec reproche au film Polytechnique de Villeneuve de n'être qu'une belle peinture insignifiante. J'éprouve aussi une profonde réticence en ce qui à trait ce film. Mais après avoir sondé l'analyse d'André Habib sur le sujet (sur le site Web de Hors Champ), je n'ai pu que remettre ma position en question. Habib soulève une citation du cinéaste québecois face à son film qui stipule n'avoir qu'une intention esthétique derrière sa technique. Après cela, comment peut-on réellement condamner le film? Denis Villeneuve n'a-t-il pas le droit de représenter ses propos et son intention de la façon qu'il le veut et de faire que du beau s'il le souhaite? Habib y répond habilement: «L’abjection de Polytechnique est du même ordre: une suresthétisation de la tragédie, une embellie de ce qui aurait dû demeurer brute, brutal, intolérable, irrécupérable. Que Villeneuve ne vienne pas me dire qu’il a simplement voulu faire une œuvre artistique et que son Polytechnique vaut modestement Guernica de Picasso (mais il faut être fou pour dire des choses pareilles!). Guernica n’est pas une ''belle'' toile, une belle ''vision'' artistique d’une tragédie. Pas plus que Paisa ou Allemagne année zéro de Rossellini ou Les carabiniers de Godard ou Nuit et brouillard de Resnais ou Shoah de Lanzman ne sont des beaux films. L’abjection, c’est lorsque la volonté d’art, la volonté d’être un artiste, de faire une ''belle œuvre artistique'' se substitue à la responsabilité démesurée — faite de crainte et de tremblement, de doute et de réelle humilité — de témoigner malgré tout de ce qui nous dépasse entièrement. C’est accepter d’être un ''imposteur'', baisser la tête de honte en tant qu’humain, plutôt que de se réjouir sur toutes les tribunes médiatiques d’avoir fait un ''beau film''.»

Il est vrai que Polytechnique plonge tête première dans le problème d'abjection. L'intention de Denis Villeneuve, lâche et indigne si vous voulez mon avis, est bien comprise par une certaine critique, mais vraisemblablement mécomprise par le public en général. «C'est un très beau film! Il est bon de se rappeler d'un tel événement par respect pour les principaux concernés de l'histoire. J'aime bien le plan au dessus de Marc Lépine après son suicide. C'est plein de profondeur. C'est triste!». Autrement dit, le film n'est qu'un pâle reflet et faussement représentatif de cette tragédie du 6 décembre 1989. Il est triste de réveiller un tel cauchemar en le signifiant par un petit monstre de placard qui disparaît lorsqu'on ouvre la lumière. Un cinéaste qui développe sur un tel moment se doit d'être beaucoup plus critique en présentant ses choix d'actions d'une façon plus représentative en évitant le fâcheux syndrôme de ''l'album de famille qu'on sort à Noël''. Son montage se résume à un faux respect, qui selon moi, à du seulement mettre profondément mal à l'aise ces gens qui ont vécus les vraies répercussions de ce rouge décembre. Je ne suis pas sortie de la salle répugnée par ces souvenirs qui ne sont pas les miens, mais plutôt par cette effigie trop simplement vulgarisée et à un haut point banalisée.

L'intention d'un auteur, d'un peintre, d'un sculpteur ou d'un cinéaste invoque souvent la polémique. On peut se remémorer la vague de la Tribu du soleil qui fit son apparition au Japon dans les années 60 et qui se pencha nouvellement sur les problèmes de l'individu japonais plutôt que sur ceux du groupe. De nouveaux thèmes furent approchés plus ouvertement tel la sexualité chez les adolescents. Ce fut le scandale! Dans ce cas ci, on parle de révolution du monde des idées. L'imaginaire japonais se vit changé à jamais par la destruction de ce mur qu'était le contrôle des valeurs à cette époque. Mais peut-on en dire autant d'une oeuvre comme celle de Denis Villeneuve? Quel est réellement le rôle de son film? Ouvrir une plaie tout doucement en essayant de faire couler le moins de sang - et d'encre - possible afin d'en retirer un esthétisme particulier? Calmer la plume des sanguinaires critiques en terminant le film en stipulant que le Québec serait entre les mains des femmes (avait-il raison si c'était le cas? Petite blague à part.)? Est-ce qu'une plasticité lichée est suffisante pour supporter la reconstitution de cet événement lourd en conséquence et en valeur (vous n'avez qu'à penser à la piètre qualité du texte réel de Lépine qui était sans aucun doute le miroir d'un homme hautement perturbé et qu'on a lu au public d'une si jolie façon)? Peut-on sincèrement regarder cet oeuvre et trouver ça beau, sans plus? Certes, son film à son pesant d'atrocité. Il le fallait bien pour le spectacle, mais je suis en désaccord avec ses décisions malgré tout. Ce film n'est pas beau même s'il a la prétention de l'être dans sa plasticité. Il est chimérique et insipide.

Prenons par exemple Nuit et Brouillard d'Alain Resnais. Le montage et le collage de cette magnifique réalisation soutiennent avec pertinence les affrosités des camps de concentration Nazi. Il est impossible de demeurer froid devant ce tableau. Ce documentaire ne dure pas très longtemps, mais il n'en fallait pas plus pour déstabiliser - d'une approche juste - son spectateur. Pourquoi Resnais se serait servi de telles horreurs dans le but de faire du beau, de charmer son bon public? Il était conscient de l'importance de bien représenter cette partie de l'Histoire de l'Homme. Polytechnique, lui aussi, ne dure qu'un petit 77 minutes, mais ne réussi pas tant qu'à moi à brasser les gens comme il aurait peut-être du. Le film est mou et banalise la tragédie dont il fait appel. Son propos de faire du beau est alors impertinent, insignifiant.

Bref, dans tout les cas pointus de ce genre, il faut prendre la peine de se retirer un moment et de reconsidérer la chose. Par exemple, il faut apprendre à ne pas se satisfaire des artifices superflu et insignifiants que nous proposent trop souvent la télévision et nos salles de cinéma. C'est souvent trop beau pour être vrai. Réveillez-vous! Ne vous laissez pas berner!

29 octobre 2009

À propos de films Noirs


Le Samouraï, 1967
Réalisé et co-écrit par Jean-Pierre Melville


Tarantino fut le premier à m'initier - du moins, le premier professeur évident - à la saveur Noir à l'aide de son bonbon de 1994. Les frères Coens ont reçus par la suite ce flambeau. Dois-je dire que c'est déjà un bon pied dans la porte.

Psycho-Noir?

J'ai tâté du bout des doigts une partie de l'oeuvre de David Lynch qu'on semble nommer Psycho-Noir. Je ne peux avouer être un grand fan de ses films tels Lost Highway ou Mulholland Dr.. Peut-être suis-je trop bête? Ou est-ce peut-être trop complexe, ce qui volerait à mon plaisir de visionner une «vue»? J'aime bien me creuser les méninges. D'un autre côté, lorsque le métrage se résume à un casse-tête de 1 000 000 pièces à agencer en deux heures, je lâche prise. C'est comme ça, c'est tout. Je n'enlève rien à ce talentueux cinéaste. Ce n'est simplement pas ma branche de célerie.

Passer à une étape supérieure

Depuis, j'ai fait la rencontre de deux autres chefs: Jean-Pierre Melville et Bernardo Bertolucci. J'ai savourez Le Samouraï de Melville et Il Conformista (Le Conformiste) de Bertolucci. Ce que j'apprécie du genre, c'est le niveau de conflit des personnages, très implicant, dense, cruel et déroutant. Autrement dit, l'ambiguïté morale, la violence crue et les motivations sexuelles sont fréquemment utilisées comme pivot. Dans le premier, Alain Delon nous fait vibrer par sa présence godzillesque, il faut le dire. La profondeur de ses tourments lourds est rehaussée d'une coche par son jeu de maître. Il va de même pour Jean-Louis Trintignant, dans le second. Le passé de Marcello vient se fracasser contre sa vie actuelle et soulève un haut degré de dilemmes moraux délicieusement concocté.

Imaginez! Des canons tels Casablanca, Notorious, Ace in the Hole; d'autres dans la catégorie Post Noir tels Chinatown et Taxi Driver; des plus récent comme Pulp Fiction et même l'euphorique Robocop. Tous sont reliés de très près au genre Noir.

Ce qui me touche d'avantage dans ce genre, c'est qu'on aborde avec profondeur, agressivité et sensibilité, des thèmes tabous générant chez l'individu des torpeurs émotionnelles maintes fois niées. Et ce, à l'échelle universelle. Vivre de si fortes émotions de si près me boulverse à chaque moment. C'est de très loin moins moralisateur et manipulateur qu'un message égaré à la «ne prenez pas de drogue, c'est mal. Vous voyez?».

Bientôt, je me lance dans le chef d'oeuvre qu'est Sunset Boulevard.

23 septembre 2009

«... because she is coming!»

Je regardais des trailers sur l'internet et je me suis remémoré un bon teaser.



Kill Bill volume 2 - 2004
réalisé et écrit par Quentin Tarantino



David Cronenberg, made in Canada

a History of Violence, 2005
réalisé par David Cronenberg
screenplay de Josh Olson


Je viens tout juste de mener à bien l'un des récents métrages de David Cronenberg, A History of Violence, qui ma foi, m'a particulièrement troublé. Pour la première fois, j'assistais à un film peu typique du canadien. Quelques minutes après l'écoute, une réflexion prît une bouffé profonde: Malgré les apparences conventionnelles de ce film, on sent l'odeur de Cronenberg nuancée de quelques petites variations. Le travail demeure authentique et est sans équivoque signé de la griffe du cinéaste.

On a l'habitude d'être tenu sur le bout de notre divan avec l'auteur de Videodrome et de The Fly. David Cronenberg sait comment surelever les moments cruciaux: Inciting incident, acts climax, crisis, turning points, last act climax, penultimate act climax, resolution. Nous pouvons être certain que nous respirerons le maximum de ces instants critiques. Les scènes punchs de cette oeuvre, de même que ces moments d'écarts entre l'attente et le résultat, sont bien orchestrés et font preuve d'une profondeure singulière. Guidant ainsi le spectateur avec soin vers une expérience plus intime et émotionnellement véritable. A History of Violence établi sa route minutieusement et nous bouscule dans de robustes et tumultueux sentiments.

En ajout, la trame sonore, délicieuse peut-elle être, joue un rôle bien important. Encore une fois, c'est avec finesse qu'elle s'insère dans les instants majeurs. John Carpenter (Halloween, The Thing, Christine) à déjà dit et je cite: «Movies are about making mental things physical». Et bien, David Cronenberg sait ce dont il s'agit. Tom Stoll, protagoniste du métrage, n'a pas toujours besoin d'ouvrir son clapet pour nous indiquer où il se situe dans son esprit. Viggo Mortensen s'occupe de la partie staging, tant dis que la musique elle, s'occupe de la partie plus émotionnelle, empathique. Le chef d'orchestre à levé les bras!

Je n'éprouve malheureusement que le désir de survoler le film d'une façon expéditive, désolé. :)

Par contre, je vous sollicite à reluquer trois articles parues sur le site Web de Hors Champ qui traitent -l'un, du film eXistenZ (ici), -le second, d'une entrevue avec David Cronenberg (ici), -enfin, de A History of Violence, fine expression d'André Habib (voilà). J'aimerais aussi vous diriger vers la revue d'un maître critique qui est pour moi un cicerone dans la cité du cinéma: Roger Ebert.

14 septembre 2009

Feu Dalton!

Road House, 1989
réalisé par Rowdy Herrington

screenplay par David Lee Henry



Ce personnage (Dalton) incarné par Patrick Swayze dans Road House, eu un impact considérable sur ma vie de jeunesse et comme fanatique de cinéma. Étant l'un de mes films favoris lors de mon bas âge, il figure parmis les très bons films d'actions des années 80.

Patrick Swayze succombe aujourd'hui, le 14 septembre, d'un cancer sans pitié qu'est celui du pancréas, après une lutte acharnée et désespérée depuis mars 2008.

À 57 ans, il laisse derrière lui une panoplie de films à succès dont Dirty Dancing, Ghost et des films plus obscures, mais tout aussi honorables tels Red Dawn et Road House.

R.I.P. et merci pour cette rafale des belles années 80.

29 août 2009

Shutter Island - Martin Scorsese

Le tout récent trailer du prochain opus de Martin Scorcese, Shutter Island.



Enjoy!

22 août 2009

Le bâtard


*** rough version hihi ***

J'ai vu hier ce tant attendu Inglourious Basterds, dernière peinture de l'élu de nos coeur Quentin Tarantino.

Le générique de fin débute, mon visage demeure neutre et mon sourcil droit regarde vers le haut. Pourquoi? C'est ce que je tente de m'expliquer difficilement depuis 23 h hier soir.

J'ai pris le temps de lire quelques critiques ici et là afin de nettoyer ce grossier festin excentrique que nous à offert l'arrogant cinéaste.

«War reduced to pop entertainment should at least be easy to swallow, but this stuff keeps getting stuck in our craw. The trash that Tarantino used to elevate he now imitates.» - Rick Groen, The Globe and Mail

Je blâme rapidement Tarantino de s'être trop facilement caricaturé. Certaines scènes sont extrêmement fortes et révélatrices, comme la scène initiale avec, comme il le fait si bien, un clin d'oeil à ce cher Sergio Leone: «Once upon a time in Nazi occupied France...» Il y va de même de la scène de la Taverne où la tension créée par ce moment accentue le désir ultime des bâtards inglorieux (sans évoquer le fâcheux point final de cette scène qui démontre de son excentricité et qui, semble-t-il, est le point tournant à partir duquel le film semble perdre les pédales).

Certaines scènes, beaucoup trop à mon avis, se voient affaiblit par ce croissant désir d'offrir une expérience sensorielle particulière, mais qui dans ce film, apparaissent maladroitement construites et semblent être au profit de l'essence d'une histoire riche et captivante: des intrigues qui se tiennent et qui se développent à partir d'événements vrais, qui révèlent une expérience humaine forte et réaliste, et qui poussent le ou les personnages à se dépasser dans leur quête ultime. Ici, tout arrive de toute part, des dialogues à n'en plus finir, de la musique plus ou moins en symbiose avec les scènes, des non-events à quelques reprises, sans trop de pertinence et qui offrent enfin une histoire simple, mais surtout mal organisée. L'histoire qui entoure les bâtards est peu véritable, mais à quel point complexifiée d'échanges colorées inutiles.

Le film réussi quelque peu à tenir le spectateur en haleine grâce à la performance de Christoph Waltz. Hans Landa, Sherlock Holmes Nazi, est la principale force antagoniste du film. Par sa sadique et incessante fausse compassion qui terrorise nos chers juifs, il met au pied du mur les personnages «gentils». Il permet à ces derniers de dépasser leurs limites. Voilà ce qu'on attend d'une bonne histoire! Mais notre détective SS se retrouve en plein milieu du problème des faux dialogues, ainsi que Brad Pitt. Tarantino nous a offert dans chacun de ses films des moments de conversation impertinents qui n'aident en rien à l'élaboration d'une action, d'une intrigue. On se gavait par contre de ces moments car ils étaient rare, unique et ne nuisaient pas à la structure du film, ni au focus du setup.

En fait, ce que je retiens le plus de ce film ce sont ces échanges verbaux sans implications véritables, qui n'influencent en rien l'évolution du scénario. Je n'ai pas l'impression d'avoir vécu une expérience humaine significative parce que le noyau est recouvert d'une épaisse couche d'excentricité qui limite le film à son caractère excessif. En aucun cas je me suis senti reconnu, concerné ou interpelé. Je n'ai qu'écouté les trop étouffants délires psychédéliques d'un éternel réalisateur immature.

«A fundamentally silly piece of fiction and far too few occasions when Tarantino manages to produce the kind of spectacular cinematic moment combining character, script and editing that first signalled him out as a virtuoso director.» - Derek Malcolm, Evening Standard

Sous ses aspects de film d'histoire, Inglourious Basterds s'avère plutôt être une œuvre peu consistante, évoluant dans une situation prioritairement loufoque. Je n'ai rien contre ce genre de setting dans la mesure où l'auteur s'en sert pour asseoir son propos. Ici, il s'approprie une période très connu de l'histoire de l'Homme, mais ne s'en sert en aucun cas comme un pivot réaliste. Il y va afin d'accentuer son besoin de choquer à l'aide de ce thème chaud qu'est l'antisémitisme. Il remanie le court de l'histoire pour offrir à son bon publique des scènes où on martyrise des Nazis et qui se voudraient par le fait même grandement réjouissantes. Je n'ai éprouvé aucun réel plaisir à voir ces Nazi mourir à la tonne - n'était-il pas là le fondemement primaire du film? - et surtout pas de voir ce cher Adolf Hitler être trucidé de toute part juste avant de brûler et d'exploser. Je me serais peut-être délecté de cette scène si le film avait gardé sa concentration tout au long de ces 2:30. Mais détrompez-vous, ce n'est guère de la compassion pour les Nazis. C'est plutôt une réaction face aux problèmes d'empathie du film en général. On ne souhaite pas voir des Nazis mourir pour le plaisir (malgré que la plupart des gens s'en satisferont), on veut voir des protagonistes réussir ou échouer dans leur quête d'une façon personnelle, plus profonde. Ici, je trouve que le besoin ultime de QT était de faire bondir les gens de joies parce que tuer un Nazi, c'est dont cool! Donc pas besoin d'amener une dimension profonde?

Le caractère des personnages est inconstant aussi: une fois ils sont des hommes décorés et/ou dotés d'atouts rares, et enfin, à la fermeture des livres, ces personnages se condamnent eux-même à un triste sort - faible dénouement si vous voulez mon avis - que par leurs choix stupides. Faible un peu non? Encore une fois, la plume écrit trop facilemement à la place de la tête. C'est ce qu'on appel écrire des clichés, ce qui fait que l'épilogue manque réellement de punch. Désolé pour ceux qui ont trouvé ça hot comme fin.

Par surcroît, la charge émotive reliée aux événements se voit brisée. La seule compassion que j'ai réellement eux durant ce film, c'est pour l'allemand qui pleurait à l'arrivée du mythique Bear Jew. Dommage? Oui et non! Non car on pouvait sentir la force et l'influence de ce personnage - que l'on voit malheureusement sous cet aspect qu'une seule fois durant ce long 150 minutes - sur les Nazis. Et oui, pas parce que c'était un Nazi qui pleurait, mais bien parce que ce film nous promet tant de choses et qu'en bout de ligne, pratiquement tout est banalisé par des contre-actions qui viennent détruire les attentes dans le seul but de surprendre, de brouiller les pistes. De plus, ressent-on vraiment la crainte que crée les bâtards chez les shleux outre que par l'entremise de cette scène? Non!

Par contre, cette Shosanna Dreyfus, incarnée par la délicieuse Mélanie Laurent, semble être d'un atout particulier. Elle évoque chez le spectateur le désir de voir ces Nazis souffrire et se faire poignarder en plein visage. Son implication dans le film se résume à 3 choses simples: ses sœurs ont été tuées par Hans Landa, mais elle réussi à s'enfuir: la naissance de cette fameuse quête de la vengeance. Ensuite, elle croise à nouveau le détective à l'aide du héro de guerre allemand - qui est trop présent et qui n'est que trop facilement utilisé que pour régler des problèmes dans le scénario - ce qui accentue son désir ultime de se venger. Enfin, son plan démentiel de brûler son cinéma. Bref, heureusement Shosanna refait face à son pire cauchemar, Hans Landa, qui malheureusement disparaît de sa vie spontanément. Pourquoi le perd-elle de vue si soudainement? Son véritable antagoniste était ce personnage, mais il se voit remplacé par le mouvement nazi en général. Moche!

Rendu là, à quoi sert vraiment notre commando d'élite anti-nazi à part de graver une croix gammée - qui soit dit en passant, ne semble pas en être une, mais je ne peux vérifier - sur le front du détective SS qui tourmente tellement Shosanna? Qu'ammènent-ils réellement au film à part d'avoir la simple intention de buter tout les shleux, de régler le sort du SS Landa à la place de Shosanna - vraiment dommage - et d'ammener des scènes loufoques et punchy? Ce sont les vidangeurs de la place. Ils font un sale boulot photogénique, rien de plus.

Le manque de focus de la part de Tarantino est frustrant. Son besoin de briser le rythme dans son film n'est pas épaulé par d'actions fortes, de vrais événements et de dénouements satisfaisants.

Bref, ce montage peu sérieux à caractère agressif, qui se montre que quelques fois sous un aspect dramatique, impliquant et éprouvant, nous mets dans un état d'incompréhension. Qu'a-t-on vu? Une comédie satirique aidée d'une touche de drame afin d'accentuer l'empathie? Pivotant sur une trame historique - remaniée - permettant de rendre ses propos plus pertinents? Un film de violence gratuite et de Nazis scalpés pour flouer son insolence? On peu certainement parler ici d'une satire, mais perd-elle de son poids grâce à la dispersion des moments d'enjeux réels et forts dans les moments de dialogues vides et éphémères? Est-ce une critique du genre film d'action unidirectionnel et sans profondeur réelle? Ou bien n'est-ce qu'un simple trip sensoriel éphémère et vide de sens? Quoi qu'il en soit, je fus hier soir un publique perplexe du début à la fin. Ne sachant pas exactement à quoi m'en tenir et n'ayant aucun points finaux à mes besoins comme spectateur, je n'ai eu le choix que d'être demeuré sur mon appétit face à ce brunch overwhelmant. Peut-être est-ce moi qui ne comprend rien? Peut-être, ça se peut fort bien!

J'ose croire malgré tout que QT fût maître de son œuvre en gardant en tête les mots «ridicule», «exagération» et «orgie visuelle» en mélangeant volontairement son client - tout en insultant de plein gré son intelligence - par le biais d'un rythme saccadé déroutant, de dénouements faussés voire forcés et d'une histoire pivotant sur une trame, doit-on le dire, complètement disjonctée. Peut-être est-ce là une critique sociale? Nous fait-il la moral? «Voici une pizza que vous saurez faussement apprécier!»?

«This might be my masterpiece». Quelle arrogance!

20 août 2009

James is back!

Peut-être comme moi vous êtes excessivement impatient à l'idée de voir - enfin - un nouveau long métrage de la part du maître incontesté du sci. fi. d'action James Cameron?

Outre ses quelques documentaires et épisodes télévisées, sa dernière réalisation remonte à 1997 avec l'omnipotent Titanic. Un certain goût amer semble stagner depuis ce temps. Les attentes sont donc très élevées, voire démesurées.

Bizarre production qu'est ce trip full 3D. Cameron imagina le scénario d'Avatar il y a environ 10 ans, là où la technologie était en expansion, mais encore loin d'être à un niveau adéquat pour la réalisation d'un tel projet. Ayant frappé un mur à la porte du producteur à cette époque, il mit en banque ce screenplay en attente d'une technologie assez avancée qui rendra hommage à cet univers qu'il nous proposera le 16 décembre prochain.

Je vous invite à regarder la bande-annonce officielle tout juste sortie aujourd'hui. Le jeu Avatar, produit par la boîte d'Ubisoft Montréal, verra le jour aux alentours de cette date. Il est bon de spécifier que l'histoire qui conduira le jeu ne sera qu'en parallèle à celle du long métrage. Il n'y aura donc aucun punch du film dévoilé dans ce jeu vidéo. Elle n’implique pas les mêmes personnages non plus.

Enjoy!

Dure pluie qui s'abat sur nous

L'industrie du jeu vidéo bat son plein. Beaucoup d'aspects positifs s'offrent à nous, mais il y a aussi de mauvais côtés. Comme par exemple, si votre budget est assez restreint, il est fort possible que vous n'ayez qu'une seule console Nex Gen. Pour ma part, je n'ai qu'une Xbox 360 et c'est à ce moment même que les complications adviennent.

Heavy Rain, un titre qui sortira exclusivement à la PS3, est prévu pour le premier quart de l'année 2010. C'est déjà une longue attente si on oublie que je n'ai pas de PS3. Donc, lorsqu'il sera sur nos tablettes, je n'aurai pas la satisfaction de me le procurer pour enfin y jouer.

Tristesse, regrets, douleur.

Pourquoi ai-je une si grande attente? C'est fort simple: j'adore les story-driven games. Il paraît qu'Heavy Rain sera révolutionnaire à ce niveau. Le jeu reposera entièrement sur une histoire. Incarnant au début un personnage X, vous vous verrez peut-être au volant d'un autre personnage si ce dernier meurt. Peu importe à quel moment vous mourrez, l'histoire ne prendra qu’une nouvelle direction : Impossible d'être game over. On ne peut s'empêcher d'être emballé à l'idée que chaque partie sera forte en expérience narrative et en immersion. Espérons maintenant que cette mécanique complexe ne nuise au storytelling. C’est l’enjeu principal de ce jeux vidéo! Il faut donc un ou plusieurs maîtres scénaristes derrière tout ça. De plus, le staging des personnages devient important. Les thèmes lourds et profonds se doivent d'être conduit par du bon acting. Enfin, du jeux d'acteurs où le silence parlera plus souvent que les mots (je me permets de rêver?). L'ambiance qui supporte bien le thème dramatique ajoute aussi à mon impatience.

Allez voir les 2 vidéos ci-dessous, vous comprendrez peut-être d'avantage mes raisons.

Vidéo 1

Vidéo 2