31 janvier 2010
The Band of Brothers sequel (kind of)
Je me suis procuré la mini-série Band of Brothers avant la fin de semaine. Je n'ai pas besoin de spécifier à quel point je me suis à nouveau gavé de cette production. Fortement manipulatrice, cette épopée de dix heures vous trucide le coeur sans passé par quatres chemins. Malheureusement, malgré le plaisir addictif que crée cette chose, on ne peut qu'être désolé de la voir prendre fin si rapidement.
Et voilà qu'on me dit (je sais, je suis retardé) que The Pacific, une sorte de suite si vous le voulez, est déjà terminé dont la première télévisée sera diffusée le 14 mars 2010. Bien entendu, nous ne retrouverons pas ces chers Perconte, Lipton, «Gonhoré», Malarkey, Winters, Speirs et compagnie, avec qui nous avons développé et tissé des liens colossaux (bin pourquoi pas hen?).
Saura-t-elle nous toucher comme sa précédente? Il ne nous reste plus qu'à espérer, mais je demeurerai parmi les sceptiques.
28 janvier 2010
25 janvier 2010
24 janvier 2010
Gegen Die Wand
Réalisé et écrit par Fatih Akin
Allemagne
En référence à ma bénine et précipitée revue des années 2000 ci-dessous, je pourrais maintenant introduire Head On à ce top 5. Pour en ravir quelle position? Très possiblement la première place! Pourquoi? Je résumerai mon visionnement avec quelques adjectifs: Fort, sensible, prenant, déroutant, affligeant, plausible, radieux, assomant, intemporel, captivant, complet et enfin, immensément satisfaisant. Je vous laisse même le loisir d'ajouter un «ultimement» devant chacun de ces termes.
Ce long métrage de Fatih Akin cingle avec une telle puissance dès la 15ième minute qu'il est sincèrement impensable de s'en remettre avant la fin, du moins, on l'espère. Bonheur, il livre la marchandise! Quoi de plus? Il continue, par son timing plus qu'adéquat, de nous renverser par ses climax dictants et inconcevables. Et malheur (ou bonheur?)! Le climax final se réveille... C'est un art que de terminer son film de LA bonne façon. Akin m'avait démontré plus tôt cette semaine qu'il possédait les moyens d'achever une oeuvre d'une indubitable façon avec un long-métrage plus récent, The Edge of Heaven, malgré une globalité quelque peu imparfaite. Et voilà qu'il me confirme qu'il dispose sincèrement de cette faculté rare: Il sait exactement comment mettre un point final à une histoire imposante. C'est sincèrement l'une de mes plus belles expériences de cinéma à vie et surtout ma plus belle découverte depuis excessivement longtemps.
Gegen Die Wand est un écrit complet, mais aussi une fine et précise réalisation. J'essaie tant bien que mal de mettre des mots sur mon appréciation, qu'aussitôt je suis épris d'attaques de frissons. Le simple fait de revoir ces moments dans ma tête me boulverse instantanément. Head On, de ses bras puissants et violents, vous berce tendrement pendant 120 minutes vous expliquant clairement ce que peut être la vie entre deux âmes auto-destructeurs qui se joignent spontanément, inconséquement. La complexité de ces êtres perdus vous est finement peinturée et vous serez sans doute, je l'espère du moins, chaviré par cette douce et déchirante balade.
Ceux comme moi qui ont pu développer au fil des ans un oeil un peu plus critique face au cinéma seront d'accord pour dire qu'il est plus que plaisant d'annexer une note à un film. Je donnerai donc un 11/10 à Head On. Ah oui? Vraiment? Bin ouais!
Fin.
18 décembre 2009
Petite revue de la décennie
En ordre de préférence:
Réalisé par Fernando Meirelles
Screenplay par Bràulio Mantovani
Réalisé par Ki-Duk Kim
Screenplay par Ki-Duk Kim
J'aurais peut-être ajouté Watchmen si j'avais fait un top 10 car il se trouve que c'est sans aucun doute la plus fidèle et respectueuse adaptation d'une nouvelle graphique jamais produite au grand écran. Je n'ai malheureusement pas vu le dernier cut qui doit durer environ 4 heures. À ce qu'il paraît, ils ont ajouté les séquences très profondes du lecteur de la bande-dessinée à la boutique de journaux. Bref, le film rend hommage à la grande oeuvre de d'Alan Moore.
J'ai aussi songé à No Country for Old Men, mais il fut devancé de peu par mes choix ci-haut. Et non, il n'y a pas de Inglourious Basterds, ni de Entre les murs, ni de Polytechnique, ni de The Wrestler et ni de The Dark Knight. Tous des films surestimés si vous voulez mon avis. Par contre, j'aurais sans doute donné une seconde chance à In the Mood for Love de Kar Wai Wong.
Pour les animations, nous avons eu de quoi nous nourrir durant cette streak: Spirited Away, Ponyo on the Cliff by the Sea, Up, The Incredibles, Cars, Waltz with Bashir et le surprenant et démesuré Steamboy. Il en convient qu'il me fut difficile de trancher dans cette ardoise.
D'autres films tels Royal Tenenbaum et Punch Drunk Love auraient sans aucun doute figurés parmi le top 10. Pour la trame de documentaires, Grizzly Man part en tête de liste simplement parce que je n'ai pas écouté tant de films de ce genre. Des travaux tels Encounters at the End of the World, Man on Wire, Standard Operating Procedure sont passés sous mon nez sans aucune réaction de ma part. Children of Men, High Fidelity et Lost in Translation furent de bonnes surprises. Le doublé de Quentin Tarantino (la saga Kill Bill) ainsi que l'épuré mais sincèrement efficace et tight Death Proof m'ont aussi fait quelque peu songer.
La décennie fut très longue. J'ai très certainement loupé plusieurs excellents films. Je pense à Apichatpong Weerasethakul qui est considéré comme l'un des plus surprenants réalisateurs de ces dix dernières années dont j'ai simplement vu Tropical Malady. J'ai manqué quelques métrages de la part des réalisateurs comme Lars Von Trier, Ramin Bahrani, Werner Herzog et Clint Eastwood. J'essaierai d'être plus attentif dans les prochaines dix années. Voilà une bonne résolution pour le nouvel an.
17 décembre 2009
Le syndrôme de la page blanche
Quoi de mieux pour représenter un tel syndrôme que par ce chef d'oeuvre narratif? Récipiendaire de trois prix au Festival de Cannes de 91, ce film figure parmi mes plus grands canons cinématographiques (peut-être même le plus grand?). Par son scénario qui défit encore aujourd'hui la plume des plus grands auteurs et constitué d'un duo d'acteur profondément complémentaire, Joel et Ethan Coen s'emparent entièrement de notre esprit pendant ce court 115 minutes.
L'histoire débute sous une forme narrative dite classique présentant un unique protagoniste, Barton Fink, en quête de l'accomplissement professionnel. Ensuite, Fink percute rapidement le mur du vide inspirationnel et le spectateur se retrouve dès lors très profondément encré dans son esprit telle le suggère la forme minimaliste. Enfin, s'enchaîne une déformation de la réalité, très typique du anti-plot.
Très peu de films remarquables - voire aucun - ne peuvent stipuler être appuyé d'un scénario aussi riche et si délicieusement ficelé en s'abreuvant à la source de chacune des pointes du triangle narratif. Après plusieurs écoutes, Barton Fink réussi toujours d'une façon particulière à me surprendre et à me faire revivre cette expérience toujours aussi imposante.
27 novembre 2009
Hitchcock et Bauhaus
Ceci est un shot tiré du métrage North by Northwest de notre désolé Alfred Hitchcock. Je m'incline devant sa tombe!
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